Trente années des Cliniques universitaires de Mont-Godinne : 1967-1997 : un pari fou

Ces trois décennies ont été marquées par une explosion des techniques médicales, diagnostiques et thérapeutiques, mais aussi par une évolution sociale et politique considérable.
Cette évolution se retrouve dans l'histoire d'une institution où Jacques Prignot rappelle la primauté du choix des collaborateurs dans la réussite d'une entreprise au service des patients. La politique qu'il a menée pour la transformation progressive d'un sanatorium (sous-occupé vu la régression de la tuberculose) en clinique polyvalente a dû tenir compte des possibilités de recrutement d'un corps médical plein-temps de niveau universitaire, mais aussi des multiples contraintes qu'imposait le gouvernement en matière d'agréation des lits et de financement des travaux. Une convention originale entre l'UCL - prenant en charge la qualité médicale - et la Mutualité Chrétienne - soucieuse de la gestion financière et d'une approche sociale de la médecine - a permis un épanouissement harmonieux des cliniques.
Ont contribué à celui-ci, à des titres divers, les services médicaux, administratifs, financiers, sociaux et techniques, dont les interactions sont soulignées.
Le nombre d'admissions annuelles est passé entre 1967 et 1997 de 518 à 13 802, et celui des consultations par le staff interne de 838 à 70 050, tandis que le nombre des médecins croissait de 3 à 169, la pathologie couverte de la seule pneumo-phtisiologie à 25 disciplines médicales sans compter la pharmacie.
Les multiples problèmes soulevés par la vie d'une clinique, par ses relations avec les pouvoirs organisateurs et les autorités et par son insertion dans le réseau hospitalier régional sont une illustration particulière de l'évolution observée ailleurs également au cours de la seconde moitié du XX<sup>e</sup> siècle.
Le lecteur trouvera dans cet ouvrage la description des ingrédients qui ont permis de gagner ce «pari fou».