La billebaude

Pour mieux nous parler du pays qu'il aime et où il est né, Henri Vincenot se penche sur son enfance, quand il vivait chez ses grands-parents dans un petit village de Bourgogne.
La Billebaude , c'est une galerie de portraits étonnants, hauts en couleur : des vieux paysans bourguignons de l'entre-deux-guerres, allègres nonagénaires ; des femmes du village, notamment l'une des aïeules du narrateur qui sait guérir les asthmes, les rhumatismes, les eczémas et bien d'autres maladies. Mais le plus beau portrait est sans doute celui du grand-père, le vieux Tremblot, qui lui enseigne non seulement l'art de la chasse, mais l'art de vivre.
En nous restituant la Bourgogne de son enfance, c'est à tous les siens, à tous ces rois de la nature et de la chasse, qu'Henri Vincenot rend ici hommage.
« Dans ce temps-là, la nuit pénétrait dans les maisons et ne restait pas à la porte car on ne la rejetait pas durement dehors comme maintenant. On n'avait à lui opposer que la clarté dansante des flammes du foyer et celle de la lampe Pigeon que l'on appelait, chez nous, une « lusote. »