La charrette

Andrés, un jeune péon , doit quitter ses parents
pour un nouveau maître, don Leonardo. Ce dernier, un
commerçant, dans son propre intérêt, donne de l'instruction
à ce jeune garçon dévoué et intelligent mais
qu'il perdra, finalement, aux cartes, pour vingt-cinq
pesos. Désormais propriété de don Laureano, qui se
consacre principalement au transport de marchandises,
Andrés devient charretier.
Dans les «cercles de l'enfer» de l'univers de B. Traven,
La Charrette , publié juste après Rosa Blanca , vient avant
La Révolte des pendus. Traven y décrit, avec l'ironie et
la férocité qu'on lui connaît, les conditions de vie des
Indiens. Mais, plus que dans ses autres livres, c'est la
perception que ces Indiens ont de la «civilisation»
apportée par les Ladinos qu'il évoque avec grand talent.