Chronique des mines de potasse d'Alsace et de la société Kali-Sainte-Thérèse. Vol. 2. L'ère des machines, 1972 à 2002

Les années 70 virent la mise en service de la
mine Marie-Louise-Ouest, par le puissant
puits d'extraction de Staffelfelden et le puits de
service de Berrwiller. Le développement de
l'usine thermique de Marie-Louise, permit, par la
suite, de traiter 50 % de la production des MDPA.
Au fond des mines, la mise en oeuvre de
puissantes haveuses intégrales construites par
les MDPA, permit de produire 700 t/h de minerai
par chantier. Chargement automatique, transport
par convoyeurs à bandes, marche automatique
des machines d'extraction, permirent d'assurer
de 1968 à 1988 une extraction annuelle de
10 millions de tonnes de minerai. Le personnel
des mines, pour la même période diminuait de
10 000 à 4 000 actifs.
Avec l'épuisement progressif du gisement,
les mines ferment les unes après les autres,
jusqu'en septembre 2002 qui marqua l'arrêt du
dernier puit d'extraction,
Au jour, la construction de deux nouvelles
usines de traitement de la potasse, l'une à la flottation
comme nouveau procédé de traitement,
permirent ces hauts niveaux de production.
De 1910 à 2002, par les 24 puits de ses 11
mines, les mines de potasse d'Alsace ont assuré
une extraction globale de 567 millions de tonnes
de minerai potassique, soit une production de 150
millions de tonnes de chlorure de potassium.