La fabuleuse histoire du faux papyrus d'Artémidore : avec une nouvelle édition critique et une première traduction en français du Papyrus du Ps.-Artémidore. L'art et le faux

À la fin du mois de juillet 2004, une fondation bancaire de Turin faisait
l'acquisition d'un papyrus antique miraculeusement retrouvé pour
la somme de deux millions sept cent cinquante mille euros. Le papyrus
contenait un fragment inédit de l'oeuvre par ailleurs disparue d'Artémidore
d'Éphèse, géographe d'un immense renom dans l'Antiquité.
Luciano Canfora démontre dans cet ouvrage enjoué qu'il s'agit d'un
faux. Son enquête, menée sur plusieurs fronts (la police scientifique a
aussi été mobilisée), est cependant essentiellement philologique : c'est
par la lecture du texte dans toutes ses dimensions que la supercherie sera
démasquée.
Mais en identifiant le faussaire (Constantin Simonidès, un Grec du
XIX<sup>e</sup> siècle) et en lui restituant toute sa gloire, il affirme surtout, contre le
mensonge de l'argent, l'impératif de vérité qui oblige la science. Rappel
salutaire dans la cuistrerie ambiante.