Le Roman de la rose : l'art d'aimer au Moyen Age : exposition, Paris, Bibliothèque de l'Arsenal, du 6 novembre 2012 au 17 février 2013

Best-seller médiéval, le Roman de la rose est l'ouvrage profane le plus
copié au Moyen Âge après la Divine Comédie de Dante : près de trois
cents manuscrits en ont été conservés. Lu, cité, admiré, il a séduit des
générations de lecteurs entre la fin du XIII<sup>e</sup> et le début du XVI<sup>e</sup> siècle et
connaît aujourd'hui une nouvelle fortune grâce aux images numériques
des manuscrits accessibles sur le Net. Le présent livre a pour objet d'en
faciliter la compréhension.
Rédigé au XIII<sup>e</sup> siècle par deux auteurs, Guillaume de Lorris et
Jean de Meun, le Roman de la rose appartient à la tradition des «arts
d'aimer», inspirés d'Ovide. Sous couvert d'un songe allégorique, il conte
la quête/cueillette d'une rose/jeune fille par un jeune homme, l'Amant,
du coup de foudre initial à la conquête-défloration de l'Aimée. Au terme
d'un débat solidement argumenté, le Roman livre en effet une conclusion
favorable aux forces de vie, faisant fi des tensions propres à l'amour
courtois, à la morale conjugale et à l'enseignement de l'Église.
Tout à la fois délicieusement aimable et misogyne, courtois et
érudit, codifié et subversif, le Roman de la rose a suscité, au début du
XV<sup>e</sup> siècle, une querelle littéraire dans laquelle s'illustra le premier
auteur «féministe», Christine de Pizan.
Le Roman de la rose : l'art d'aimer au Moyen Âge est une invitation
à découvrir en images, à travers les manuscrits enluminés de la
Bibliothèque nationale de France, la matière littéraire et le substrat
culturel de ce monument de la littérature médiévale.