Le geste

L'absence peut parfois dissoudre
jusqu'au goût même de la vie. Un sursaut,
une route : auprès de Kip, l'ami d'enfance,
le fils de rescapés, un refuge se dessine
peut-être pour cet homme en dérive.
C'est dans leur passé, vécu, partagé
ou imaginé, qu'il plonge. C'est là que Kip,
qui désormais dirige la filature familiale,
l'attend et le recueille. Un monde à part,
mais un monde. Lui, Kip, Léah, Marie...
Ils s'approchent, se cherchent, se touchent,
jusqu'au mal de vivre, jusqu'au désir
de vivre, presque.
Perte amoureuse, perte collective,
la blessure du vide est-elle partageable ?
En filigrane, Le Geste pose des questions
essentielles. La force des personnages,
la magie des mots, le tremblement
de l'histoire... Une atmosphère qui vous
colle à la peau, comme le passé.
Vacillant, une touche de bleu dans les yeux,
il entra en veillant au silence.
Ensuite, lentement, une à une, il parcourut
les pièces vides.