Thérèse Raquin

Thérèse Raquin
Thérèse n'a pas précisément « tiré le gros lot » en épousant son cousin Camille Raquin, garçon souffreteux et sans charmes d'aucune sorte. Très vite, elle va le tromper avec Laurent, l'ami du couple, et les deux amants en viennent bientôt à ressentir l'existence du pauvre mari comme un obstacle intolérable à leurs plaisirs.
L'idéal serait qu'il disparaisse. Alors que faire ? Le tuer ? À condition de ne pas se faire prendre, on pourrait ensuite s'aimer librement et ce serait la belle vie...
Peu à peu le projet se précise. Le scrupule est un sentiment étranger aux deux complices, qui sont à peu près dépourvus l'un comme l'autre du moindre sens moral. Ils décident donc de passer à l'acte. Mais si le crime est, comme on l'a dit de la guerre, un « art tout d'exécution », l'après-crime exige des nerfs solides, de la patience, de l'endurance. Faute de quoi, la suite des événements peut déboucher sur l'enfer.
L'histoire atroce que nous conte Zola dans Thérèse Raquin , roman de jeunesse antérieur au cycle des Rougon-Macquart , aurait pu être la chronique d'un remords, mais elle est celle d'un cauchemar : le Mal a ouvert une plaie qui, bizarrement, ne se referme pas.