La finance de l'ombre a pris le contrôle : le risque systémique a quadruplé en 12 ans, les spéculateurs remplacent les banques, quelle sera la facture de la prochaine crise ?

La finance de l'ombre a pris le contrôle : le risque systémique a quadruplé en 12 ans, les spéculateurs remplacent les banques, quelle sera la facture de la prochaine crise ?

La finance de l'ombre a pris le contrôle : le risque systémique a quadruplé en 12 ans, les spéculateurs remplacent les banques, quelle sera la facture de la prochaine crise ?
Éditeur: Favre
2016193 pagesISBN 9782828915728
Format: BrochéLangue : Français

La finance de l'ombre a pris le contrôle

Que s'est-il passé depuis la fin de la crise des subprime ? La finance s'est-elle réformée ? Bien au contraire : jamais le risque n'a été aussi élevé. Et il est important que les citoyens qui ne travaillent pas dans le domaine connaissent les risques qu'ils encourent. Cette fois, tout se passe dans l'ombre. Les courtiers, gérants de fonds, traders et négociants de la finance sophistiquée agissent comme s'ils étaient des banques, tout en opérant en dehors des règles bancaires. Les contraintes réglementaires se sont durcies, alors le monde de la spéculation s'est échappé dans un univers parallèle : la finance de l'ombre, ou shadow banking. Cette dernière pose des risques systémiques multiples : ses acteurs font crédit aux entreprises, mais sans les garanties bancaires habituelles. La finance de l'ombre fonctionne avec beaucoup d'effet de levier.

Il y a aussi les dark pools, ces marchés de gré à gré, qui contournent les bourses officielles et fixent les prix dans l'opacité complète. Le G20, qui fournit tous les chiffres liés à la finance de l'ombre, s'inquiète chaque année de cette progression irrépressible.

Le shadow banking, c'est 80000 milliards de dollars de dette risquée qui a pris les banques centrales en otage : la moindre hausse de taux d'intérêt, et c'est le krach. Ce monstre qui prospère dans l'obscurité est pourtant bien la création des banques centrales. La finance de l'ombre reste solvable uniquement parce que les taux sont à zéro. En attendant, les politiques de taux d'intérêt 0%, ou négatifs, sanctionnent durement notre épargne, nos retraites ainsi que notre prévoyance privée, et incitent au surendettement des consommateurs. Mais si les taux remontaient, la montagne de dette spéculative s'écroulerait sur l'économie réelle. L'impasse est dramatique. Mais inévitable : depuis sept ans, la sortie de crise s'est faite à ce prix, grâce aux taux 0%... Et c'est cela qui causera la crise suivante, car rien n'a été entrepris pour protéger le système financier.

À quand une gouvernance opérante de la finance mondiale pour mettre fin aux risques et aux scandales (Panama Papers entre autres) ?

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