Mettre en prose aux XIVe-XVIe siècles

Loin de concerner uniquement romans et poèmes
épiques - comme le ferait penser l'étude magistrale de
Georges Doutrepont (1939) -, le phénomène «mise
en prose» a touché aux XIV<sup>e</sup>-XVI<sup>e</sup> siècles tous les
genres littéraires : vies de saints, oeuvres de dérivation
biblique, traités de dévotion, nouvelles, pièces de
théâtre, voire la traduction en prose française de
poèmes antérieurs en langue étrangère. Revisités
depuis une trentaine d'années grâce à de nombreuses
éditions critiques et à des études surtout littéraires,
ces «nouveaux» textes méritaient une réflexion plus
articulée : c'est ce qui a fait l'objet du III<sup>e</sup> Colloque
de l'AIEMF (Association Internationale pour l'Étude
du Moyen Français), qui s'est tenu à Gargnano del
Garda - Università degli Studi di Milano, du 28 au
31 mai 2008. Les contributions réunies ici analysent
donc des oeuvres très diverses, de trois points de vue :
linguistique, philologique, littéraire.