La colombe et le faucon

Quand son fiancé est tué par un chevalier félon, Lyonesse
jure de le venger. Et, de fait, elle réussit l'impossible :
enlever son ennemi, Rhys de Faucon, et le séquestrer en
son château. Mais très vite, elle comprend son erreur :
l'attirance que lui inspire le prisonnier est si forte que,
malgré ses scrupules, elle sent faiblir sa rancune. De cette
faiblesse, qui est trahison, elle a honte aussitôt. Comment
peut-elle s'autoriser pareilles errances ? Comment ose-t-elle
rêver d'être possédée par l'homme même qui a brisé sa
vie ? Pourtant, il serait vain de nier l'évidence : le trouble
violent qu'elle ressent en sa présence n'est pas haine,
mais désir, désir essentiel. Jamais, de toute sa vie, elle n'a
éprouvé une émotion semblable : peur et tentation
étroitement confondues. Et elle sait qu'il suffira d'un
mot, d'un geste de son tourmenteur, pour qu'elle
s'abandonne à cette passion coupable qui, elle le pressent
déjà, la mènera à sa chute...