Henri Proglio, une réussite bien française : enquête sur le président d'EDF et ses réseaux, les plus puissants de la République

Fils de maraîchers d'Antibes, Henri Proglio n'est pas né dans le sérail.
Simple diplômé d'HEC en 1972, il gravit patiemment les échelons au
sein de la Compagnie générale des eaux. À la tête de deux fleurons
français, Veolia Environnement puis EDF, Proglio a gagné la confiance de
Jacques Chirac, avant de se convertir au sarkozysme. Ancien sympathisant
d'extrême droite, patron emblématique de la «présidence Fouquet's», il
aurait dû disparaître avec la République exemplaire promise par François
Hollande. Mais sa parfaite connaissance des responsables socialistes, à
commencer par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, lui a permis de
sauver sa tête.
Les auteurs révèlent les secrets de la fascinante ascension d'Henri Proglio
qui, en rendant petits et grands services aux élus, quelle que soit leur
appartenance, a su contrôler les réseaux les plus influents du pays.
«Attention, sujet d'enquête dangereux !» ont mis en garde de nombreux
interlocuteurs en off. Car raconter l'histoire hors normes de ce capitaine
d'industrie, c'est aussi mettre au jour les collusions entre les partis politiques
et le monde des affaires, dévoilant ainsi les coulisses peu reluisantes de la
République.
Un système où les petits arrangements entre amis suscitent la confusion des
genres et les conflits d'intérêts. Un système au coeur de la crise morale que
traverse le pays.