
Un texte rebelle face au diktat inacceptable théorisé par les
technocrates à l'heure de l'environnement prétexte. Un cri
de colère et de révolte. Un pamphlet brûlant et dérangeant.
Une remise à plat, sans faux plis, de l'expertise environnementale
et de ses génuflexions serviles.
Grand Prix National d'architecture 2006. Rudy Ricciotti
part en guerre contre le pervers et périlleux syndrome HQE.
Trois lettres glacées pour signifier aux élus et aux maîtres
d'oeuvre le label Haute Qualité Environnementale.
«Avant fermeture définitive de la raison», comme il l'écrit
avec rage, Rudy Ricciotti apporte sa réponse à un maire
confronté aux héritiers d'Ubu et de Kafka.
Sans se préoccuper des appréciations oiseuses des sempiternels
petits marquis de la culture - ce qui peut aller du banal «trublion
sudiste» au troublant «social traître» -, Rudy Ricciotti
engage la polémique avec la terrifiante radicalité qui lui est
coutumière. Et naturellement, il défend le béton et le rude,
face aux maniéristes et aux idéologues abscons de la norme
environnementale. En filigrane lumineux à son argumentation
belliqueuse et rigoureuse, Ricciotti dénonce la prise en
otage de la légitimité démocratique par la technocratie. Et il
désigne du regard les ridicules et leurs thuriféraires niais.
Renversant !