Le chemin de fer pour le Nord-Togo : histoire inachevée

Le chemin de fer plus que la route est un facteur très important
pour le développement économique de tout pays ; ce que les
Allemands ont montré au Togo en dotant très tôt ce protectorat de
plusieurs voies ferrées. Ils ont construit le chemin de fer Lomé-Aného
en 1905, celui de Lomé-Kpalimé en 1907 et, avant l'achèvement des
travaux de ce dernier, ont décidé de continuer en construisant un
chemin de fer longeant tout le Togo par le centre jusqu'à Bassar pour
exploiter le gisement de fer de Banjéli.
Le présent ouvrage a pour objectif de montrer pourquoi depuis
1908, malgré plusieurs tentatives pour l'achever, cet ouvrage n'a pas
encore atteint son terminus pour permettre l'exploitation du minerai de
fer. Il a atteint Akapamé, mais ne put continuer sur le nord en raison de
la première guerre mondiale. En 1925, la France, qui prit la partie est
du Togo allemand lors de son partage en 1920 avec l'Angleterre, veut
achever sa construction. Les travaux, commencés effectivement en
1929, s'arrêtèrent en 1932 au village de Blitta pour raison de crise
économique mondiale.
En 1975, le Togo indépendant s'entend avec ses voisins du nord
pour reprendre le projet et amener son chemin de fer jusqu'à Bamako
au Mali. Beaucoup de rencontres et conférences eurent lieu ; mais à
partir de 1982, l'on vit désormais le Togo seul continuer à parler de
financement pour sa construction jusqu'à Kara avec embranchement
sur Banjéli. Mais de nouveau rien n'y fit, malgré un important voyage
du chef de l'État togolais en Allemagne en 1985 pour trouver de
l'argent.