Mes aveux les plus doux : souvenirs

«Chaque matin pendant vingt ans j'ai appelé Joseph Kessel à
10 h 15, simplement pour entendre sa voix, enjouée ou fatiguée.
L'amitié est peut-être le plus beau des sentiments, le
plus pur, le plus désintéressé. C'est un sentiment qui enrichit
l'homme, et qui peut le ruiner.»
Chez André Asséo, l'amitié est religion ; l'humour un exercice
quotidien ; l'écoute des autres un penchant naturel. Autour de
lui, des amis ont tissé leur toile : Romain Gary, Brassens, Devos,
Nucéra, Moretti, Trintignant. D'autres personnalités aussi,
qui apparaissent au fil des pages : Barbara, Galabru, Birkin,
Simenon, Henry Miller, Jeanne Moreau ou Jacques Perrin...
Ces amitiés, faites du respect de la parole donnée, de l'ivresse
des moments soustraits au temps, contrastent avec la frivolité,
les mensonges d'un milieu qu'Asséo ne se prive pas de dénoncer.