Chômeurs : indemnisation

«Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état
physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans
l'incapacité de travailler a le droit d'obtenir de la collectivité
des moyens convenables d'existence» (Préambule de la
Constitution française du 27 octobre 1946, alinéa 11).
La nouvelle convention pour l'assurance-chômage du 6 mai
2011 signée par trois organisations patronales et quatre syndicats
représentatifs de salariés a vocation à s'appliquer du 1<sup>er</sup>
juin 2011 au 31 décembre 2013.
En 2010, 2,1 millions de personnes privées d'emploi ont perçu
de l'assurance-chômage un revenu moyen de 36 Euros par jour.
Ceci représente environ 30 milliards d'euros financés par des
contributions assises sur les salaires, c'est-à-dire payées par
le labeur de ceux susceptibles d'être touchés par ce fléau.
L'assurance-chômage est un amortisseur social important.
Le droit de l'assurance-chômage est organisé par des textes
opposables aux deux acteurs que sont l'assureur (représenté
par Pôle emploi) et l'assuré (le chômeur). Pourtant, dans cette
rencontre, Pôle emploi dispose d'une meilleure information sur
les mille et un détails cauchemardesques qui font parfois renoncer
l'assuré à ses droits. Cette asymétrie d'informations
s'opère au détriment de ceux qui ne savent pas qui représentent
85 % (selon les statistiques des entrées à Pôle emploi), des
ouvriers et des employés dont la formation et le métier ne les
prédestinent pas à lire les textes de droit.
Comprendre pour ne pas renoncer, maîtriser les règles pour
aider ou défendre les intérêts d'un demandeur d'emploi, tels
sont les principaux objectifs de cet ouvrage dont l'ambition est
de rendre le droit accessible à tous dans un langage clair qui
ne sacrifie ni à la qualité ni à la rigueur de l'information.
Cet ouvrage fait le bilan en 57 questions de l'ensemble des
règles d'indemnisation du chômage.