Le Caire des janissaires : l'apogée de la ville ottomane sous Abd al-Rahmân Katkhudâ

Le Caire des janissaires : l'apogée de la ville ottomane sous Abd al-Rahmân Katkhudâ

Le Caire des janissaires : l'apogée de la ville ottomane sous Abd al-Rahmân Katkhudâ
Éditeur: CNRS Editions
1995128 pagesISBN 9782271052834
Format: BrochéLangue : Français

La période à laquelle s'intéresse cet ouvrage porte sur un quart de siècle, de 1739 à 1765, alors que l'Egypte était une province de l'Empire ottoman. La ville du Caire connut, durant cette période, une croissance urbaine considérable pour répondre à un développement démographique important. Sous le règne de Abd al-Rahmân Katkhudâ, dix-neuf mosquées furent édifiées, des mausolées et des bâtiments furent restaurés. Ce livre, tout en dressant le portrait du « grand bienfaiteur », nous fait parcourir Le Caire du milieu du XVIII<sup>e</sup> siècle, ses rues et ses places, nouvellement contruites, et nous convie à rencontrer les élites et les institutions de cette société raffinée.

Au milieu du XVIII<sup>e</sup> siècle, alors que l'Egypte est une province de l'Empire ottoman dominée par les janissaires, au Caire, un personnage joue un rôle de premier plan dans l'activité architecturale dont il est l'initiateur : `Abd al-Rahmân Katkhudâ. Son principat coïncide avec une période de grande prospérité : "L'Egypte était à cette époque éblouissante de beauté [...]. Le pauvre y menait une vie large. Le petit aussi bien que le grand y vivaient à l'aise. En ce temps-là, le bien-être était répandu sur toute la ville, la sécurité y régnait, la prospérité y avait pris demeure", rapporte un contemporain. D'une manière générale, la ville du Caire paraît avoir connu durant la période ottomane une croissance considérable. La première moitié du XVIII<sup>e</sup> siècle, en particulier fut marquée par un développement démographique et par une expansion urbaine qui appelaient l'édification des monuments publics nécessaires pour répondre aux besoins de la population et assurer l'équipement des zones nouvellement bâties. Sous le gouvernement de l'émir `Abd al-Rahmân, Le Caire connut une véritable "fièvre architecturale". Dix-neuf mosquées et vingt-neuf fontaines publiques furent édifiées en l'espace d'un quart de siècle ; bilan étonnant auquel il faut ajouter d'importantes restaurations de mosquées et mausolées. Tout en dressant le portrait de ce grand mécène, André Raymond nous fait parcourir Le Caire du XVIII<sup>e</sup> siècle, ses rues et ses places nouvellement construites, et nous convie à rencontrer les élites et les institutions de cette société si diverse.

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