Une brassée de roses-thé

Si, dans Une brassée de roses-thé , le narrateur choisit de
raconter avec humour la vie de son père, Auguste Passy,
qui en rentrant des combats de Verdun s'installe à Pau
en 1920, c'est non seulement pour suivre un destin individuel,
mais surtout pour traduire en fresque colorée le vaste drame de
la Grande Guerre, puis tenir avec rigueur une chronique des
«Années Folles».
L'auteur raconte l'histoire d'un homme, petit paysan chouan,
forçat de cette glèbe avare, qui à la mort prématurée de son père
se lance à Paris dans un dur apprentissage de couvreur. La rage
de réussir chevillée au corps, Auguste reprend des études. Après
l'horrible fenaison, ses nuits rouges et ses jours noirs, attiré par
les sortilèges de Pau, il brûle les étapes, réussit au milieu de
cette communauté provinciale puis rencontre l'amour après
l'offrande d'une brassée de roses-thé.
Plus qu'un recueil de souvenirs, c'est un livre de retrouvailles.
Le héros, ce père que l'auteur a tant aimé, restera enfoui dans
la mémoire et le coeur de nombreux lecteurs, un peu comme un
ami d'enfance que l'on ne peut oublier tout à fait et dont le souvenir
vient régulièrement nous visiter et nous émouvoir.
De superbes descriptions de paysages éveilleront chez le lecteur
l'envie de découvrir la beauté des Pyrénées.