Si Jean-Marie... : du futur coup d'Etat de l'extrême droite et des moyens de l'éviter

6 mai 2007. Jean-Marie Le Pen est élu président de la République
française. En quelques semaines, il jette le trouble dans les esprits,
étouffe l'opposition et applique son programme.
On aurait tort de croire qu'il est arrivé là par accident. On se tromperait
tout autant à accuser la seule incompétence de ses rivaux. Ce
ne sont pas eux qui ont roulé notre pays au bord de l'abîme, mais
nos institutions, responsables de l'impuissance et de l'immobilisme
de la classe politique. Notre régime n'a pas seulement facilité l'ascension
d'un enragé ; il a permis à ses rêves de s'incarner. Le coup
d'État qui se prépare sera moins l'oeuvre d'un homme que le chef
d'oeuvre de nos institutions.
Rien ne s'est opposé à l'irrésistible ascension de Jean-Marie Le
Pen. Le plus légalement du monde, il s'empare du pouvoir,
de tout le pouvoir, et met à bas nos libertés. Taillée à
sa démesure, notre constitution lui va comme un
gant. Et, comme un gant, il la retourne.
Comment cela a-t-il été rendu
possible ?
Comment empêcher
cette tragédie ?