La question autochtone sur le plateau des Guyanes : actes des journées d'études de Cayenne des 10 et 11 mai 2012

Le présent ouvrage, issu de journées d'études
organisées à Cayenne en mai 2012, est consacré à
la question autochtone sur le plateau des Guyanes.
Certes l'absence de définition des autochtones
dans les instruments internationaux a pu susciter
des incertitudes sur les entités susceptibles de
relever de cette catégorie, mais les droits internes
et la jurisprudence de la Cour Interaméricaine
des droits de l'homme permettent d'y inclure
non seulement les amérindiens mais aussi les
communautés noires traditionnelles, descendants
d'esclaves rebelles au système des plantations au
XVII et XVIII<sup>e</sup> siècles.
Sur le plan démographique, il paraît difficile
de déterminer l'importance de cette population.
On estime cependant qu'elle représente plusieurs
centaines de milliers d'individus : environ 540 000
au Venezuela ; 50 000 au Guyana ; 50 000 au
Surinam ; 20 000 en Guyane, 700 000 au Brésil.
Sur le plan culturel, nombre de réformes
constitutionnelles ou législatives prennent
désormais en compte la spécificité culturelle et
linguistique des peuples autochtones du Plateau
des Guyanes.
Est-ce à dire que, la situation de ces peuples
ne devrait plus faire l'objet de préoccupations.
Certainement pas. Ils sont encore aujourd'hui
l'objet de discriminations, de spoliations, de
déplacements forcés, voire de massacres collectifs
(Cour IDH, 15 juin 2005, Fonds et réparations,
Communauté Moiwana c. Surinam ).
Universitaires, praticiens et représentants des
communautés autochtones s'attachent ainsi par la
diversité de leurs contributions, à mettre en lumière
les avancées aussi bien que les difficultés suscitées
par cette question dans les États concernés.