Amour suite et fins : fantaisie quantique

Véra et Vincent vivent dans deux mondes différents :
l'une est chercheuse en physique et maîtrise parfaitement
la théorie de «l'inséparabilité quantique», l'autre, professeur
de littérature, aime Proust et Les affinités électives de Goethe.
Tous les deux cependant subissent les lois de l'attraction, s'aiment
et se quittent régulièrement, le plus souvent par mails et mobiles
selon un processus qui semble ne pas avoir de fin.
Sur le thème du couple et de l'impossible séparation, Michel
Schneider livre un roman brillant, incisif et délicieusement savant.
Une histoire dure et sombre aussi car si ces deux personnages,
plus virtuels qu'incarnés, ne peuvent se quitter c'est que,
finalement, ils ne se sont jamais rencontrés. Dans cette comédie
des erreurs, tandis que les amoureux ordinaires accrochent
des cadenas aux ponts qui enjambent la Seine, eux cherchent la clé
d'un amour postmoderne plus tragique qu'il n'y paraît.